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Gesca: un contrat type pour journalistes indépendants L’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) et la direction du groupe Gesca ont conclu un accord en vertu duquel un contrat type approuvé par l’AJIQ sera dorénavant soumis à tous les collaborateurs pigistes des journaux de Gesca.

Soumis par Nicolas Ritoux 2010-03-01 18:45:24

En tant que collaborateur de longue date à La Presse, voici mes réflexions :

- Positif : 4$ la ligne pour tout le monde c'est très bien, surtout pour les débutants (en autant que La Presse continue à faire appel à des pigistes, ce qui est loin d'être sûr).

- Négatif : on s'est fait avoir sur les reproductions dans les autres quotidiens du groupe. Donc ils vont continuer à payer plusieurs fois l'encre et le papier, mais pas les journalistes, en multipliant la valeur ajoutée de nos textes par la revente d'espace publicitaire. Peut-être que c'est pour avaler cette couleuvre qu'on s'est fait donner 35000$ ?

Ma conclusion : il y a plus de négatif que de positif. Je n'ai plus aucune chance de récupérer les 50 à 100 licences de reproduction que j'aurais pu toucher sur la cinquantaine d'articles que j'ai republiés dans le Soleil, le Droit, le Nouvelliste, le Quotidien et la Tribune. Contrairement à CEDROM-SNI qui est une base de données sans conséquence pour moi, la revente d'espaces publicitaires aux côtés de mes articles dans d'autres journaux est purement un manque-à-gagner. Mes articles republiés dans le réseau Gesca ont rapporté plusieurs dizaines de milliers de dollars, et je n'ai pas eu ma part. Je suis déçu qu'on ait privilégié le court-terme (toucher 4$ dès les premières collaborations, ce qu'ils finissent par t'offrir de toutes façons quand tu es bon) par rapport aux principes commerciaux de base (toucher une part de la valeur ajoutée produite).